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Reprise d'entreprise : comment bien valider le dossier d'acquisition

En matière de vente, les Latins le disaient déjà « Caveat emptor » (Que l’acheteur soit vigilant). L’acquisition d’entreprise illustre parfaitement cette adage, elle qui voit un acquéreur investir dans une entreprise à laquelle, par définition, il est extérieur et qu’il ne connaît donc que très imparfaitement.

Dès lors, afin de pallier cette asymétrie d’infor- mation entre vendeur et acquéreur et sécuriser au mieux les transmissions d’entreprise, les praticiens ont développé le recours aux audits d’acquisition («due diligence» en anglais). Ceux-ci peuvent être définis comme l’ensemble des investigations qu’un acquéreur potentiel va entreprendre afin de se faire une idée la plus fidèle possible de la situation d’une entreprise cible.
Ces opérations de «due diligence» sont donc une étape indispensable de toute opération d’acquisition. Elles vont porter sur différents domaines afin d’avoir la vision la plus complète et la plus précise possible, non seulement de l’état actuel, mais aussi des perspectives de la société à acquérir. Ces opérations de «due diligence» vont ainsi porter sur la situation financière, juridique, sociale, fiscale de la société cible. Mais elles peuvent également porter, en fonction de l’activité de cette dernière, sur sa situation immobilière, environnementale et même informatique.

Ces opérations d’audit nécessitent donc de faire intervenir différents experts dans chacun de ces domaines de compétence (expert-comptable, commissaire aux comptes, avocat, notaire, fiscaliste, ingénieur informatique...). Une fois réalisés, ces différents audits vont permettre de cerner les forces et faiblesses de la société cible et ainsi de pouvoir fixer au mieux sa valeur. Ils vont aussi permettre d’identifier les éventuels risques que présente l’acquisition, et ainsi de les couvrir dans la garantie d’actif et passif qui sera négociée par la suite entre le cédant et le cessionnaire.

Ainsi définies, ces opérations de «due diligence» constituent l’instrument primordial de tout investisseur en vue de sécuriser au maximum son acquisition et éviter les mauvaises surprises. Il convient de noter qu’en parallèle de ces audits dits d’acquisition, les vendeurs eux même ont de plus en plus recours à ces opérations de «due diligence». L’idée pour eux est de pouvoir cibler le plus en amont possible les risques liés à leur future cession et ainsi se préparer au mieux à négocier avec le futur cessionnaire. Là encore, rien de bien surprenant à cela, les Latins le disaient déjà également « Si vis pacem para bellum » (si tu veux la paix, prépare la guerre).


Lundi 23 novembre 2015, tous les professionnels de l’entreprise seront mobilisés à l’occasion de la journée «TransFair, les rencontres de la transmission d’entreprise » qui se tiendra au Palais Brongniart pour vous conseiller et vous orienter e icacement vers la réussite de la transmission ou de la reprise d’entreprise.


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