analyse

La croissance externe : fort accélérateur du business développement de l'entreprise

Dans une économie mondialisée, notre pays a besoin de « champions » - PME mais encore plus d’Entreprises de Tailles Intermédiaires (ETI) - pour gagner des parts de marché et réussir le pari de la croissance. Agiles, elles développent des capacités d’innovation et d’exportation permettant de répondre aux demandes d’une économie mondiale en croissance.

Pourtant, la France apparaît en retrait par rapport à ses partenaires européens, comptant quasiment deux fois moins d’ETI qu’en Allemagne. Constituant une prise de risque, trop peu de PME osent faire ce pari de la croissance externe. Le blocage est souvent psychologique comme le souligne l'étude « Acquérir pour bondir », réalisée par Bpifrance Le Lab en septembre 2015. Pourtant, la reprise d’entreprise recèle de nombreuses opportunités.

Plus qu’un risque, la stratégie de croissance externe ou opération de «build up» représente une véritable chance de développement des capacités et des compétences d’une entreprise. Bien menée, elle permet la réalisation d'effets de synergie liés à la complémentarité des entreprises qui se regroupent : augmentation de la taille, positionne- ment sur le marché, baisse des coûts unitaires. Cela permet également, un mode de croissance adapté à une stratégie de diversification et l’obtention rapide de ressources et de technologies nécessaires, voire l’implantation sur un nouveau marché, qu’il soit géographique ou de produit.

Pour autant, cette opération constitue nécessairement une prise de risque inhérente à toute activité entrepreneuriale. Les effets de synergie peuvent ne pas se produire, le pari de l’innovation ou de la diversification peut échouer. Sans compter le risque social lié à toute restructuration, voire la mésentente liée au choc culturel. Enfin, les dirigeants craignent trop souvent de diluer leur participation et de perdre ainsi la maîtrise de la gouvernance.

Et pourtant, ces risques peuvent pour la plupart être totalement maîtrisés, à condition d’en faire l’inventaire avec des experts coutumiers de ces opérations. Il s’agira notamment de mesurer les incidences financières, fiscales, comptables, sociales, juridiques, de cette opération. Mais aussi de réaliser des «due diligence», notamment pour bien intégrer les risques et valoriser le contenu des actifs de la société cible. Il conviendra par ailleurs de mener des analyses de marchés, et d’éventuelles études d’impact sur la concurrence, sans omettre d’évaluer la capacité de l’entreprise à se mobiliser sur le projet tout en assurant l’activité quotidienne.

Cette préparation passera également, bien en amont, par la recherche des meilleures cibles par la mise en place d’une veille. Elle permettra ainsi une décision objective, mettant en balance risques et opportunités dans un seul objectif : assurer le développement de l’entreprise.


Lundi 23 novembre 2015, tous les professionnels de l’entreprise seront mobilisés à l’occasion de la journée «TransFair, les rencontres de la transmission d’entreprise» qui se tiendra au Palais Brongniart pour vous conseiller et vous orienter e icacement vers la réussite de la transmission ou de la reprise d’entreprise.


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